my name is jonas

rock indé, 21 eme siecle et introspection.

29 novembre 2008

UNITED BY FATE

RIVAL SCHOOLS - Undercovers on

Je cours.
Même quand je ne suis pas en retard, même sans urgence. Dans les couloir de l'agence. Je cours et je ne sais pas pourquoi.
Peut être pour rattraper le temps perdu, peut être pour échapper au passé.
Je vieillis.
Comme vous tous, mais c'est cool. Je fais, enfin l'expérience de ce que les adultes disaient mais qu'on ne peut pas imaginer lorsque l'on est un teenager. Je sens mes facultés physiques décroître sensiblement. Nuits trop courtes, marches trop hautes... On s'en fout.
Expérience, intuition, logique et facultés de jugement au top. C'est ça qui compte.
Le futur est prometteur s'il existe.
1980. Bientôt 30 ans de formation, de liens et d'années indivisibles. Nous serons pile à l'heure pour l'apocalypse, le nouvel ordre, appelez ça comme vous voulez... Le moment définitif de notre génération arrive à grand pas les amis, nous y crèverons ou nous y deviendrons les rois, selon notre opportunisme et notre esprit.
J'y serais. A l'heure, et sans courir cette fois.


Posté par _Jonas_ à 23:24 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 octobre 2008

STATIC

Ce moment. Ce moment où je sais que personne n'écoute, sauf le drone qui bourdonne dans mes oreilles et la neige qui illumine un ecran qui ne capte aucun signal. Ce moment n'a pas de prix et a le goût salé du calme avant la tempête. Il n'y a pas de réseau. Jonas ne capte aucun signal. . . . . ........ 434222041_27193d880c

Posté par _Jonas_ à 20:19 - DAYDREAMS nation - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 octobre 2008

STILL ALIVE SOMEWHERE

BRAND NEW - Jesus Six ou sept verres de Cherry bien sucré. C'est ce qu'il aura fallu pour que je noircisse à nouveau quelques pixels. A la votre. Le crime était presque parfait. Dire ce qu'on à dans les tripes, se vider, puis se faire à nouveau engloutir par le système façon IKEA et heures sup'.... Un quotidien en apparence aussi modulable que du mobilier suedois. Tout le monde sait de toute façon que les apparences sont trompeuses. Mais combien de temps peut on survivre en territoire hostile? Fini la banlieue... J'occupe désormais un petit mirador situé à la frontière. Le point exact ou la vague s'arrête en attendant la prochaine marée humaine. 30 mêtres à ma gauche se dresse le BABOBO (Bastion bourgeois bohème). Couples friqués, trentenaires über Kool mal rasés avec les Ray-ban chromées et poussette. La dictature du bio/ethico/ethnico bien pensant dans toute sa splendeur. 30 mêtres à ma droite... c'est "welcome to the jungle", la loi du plus fort ou du plus con, selon les jours, qui semble s'appliquer de gré ou de force dans un univers plutôt cosmopolite. On y passe sans faire de bruit et en regardant ses pieds. Le bon point avec ce quartier, c'est qu'il n'y a pas d'étudiants et pas trop de manifs festivo-pacifistes, je suppose que les loyers y sont trop chers pour le coté bourgeois et que papa et maman ne les laisseraient pas habiter dans le côté plus... "ghetto". En y reflechissant bien, je ne suis pas arrivé à ce point exact par hasard. J'ai le mode de vie des premiers et le niveau de vie des seconds. Frigo vide, compte dans le rouge, mais un intérieur plutôt sympathique où se côtoient le vintage et le high tech comme chez tout bon yuppie. I cant change...

Posté par _Jonas_ à 22:23 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 mai 2008

ESCAPING

ASH - orpheus

"I need the sunshine in the morning
I'm heading for the open road
Sunshine in the morning
Lord you gotta let it flow..."

La route + la mer + milky + Ash + Dandy Warhols + Liz Phair + Bob Dylan=


jonassea1a
jonassea2a


jonassea2b
jonassea3a


jonassea3b

Posté par _Jonas_ à 17:33 - The (Total) Trash bin - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 avril 2008

THE LAST DAY OF APRIL

NADA SURF - are you lightning?


Avant l'alcool, avant les cigarettes, avant même les concerts de Sebadoh et surtout avant que les filles nous en fasse voir de toutes les couleurs, il y avait des journées d'Août qui semblaient longues comme des semaines entières.
Maintenant, les jours s'enchaînent les uns après les autres, à une vitesse terrifiante. Inutiles et vides... En fait ils ressemblent tous au jour où on nous a dit : "non, c'est fini maintenant, tu es trop grand pour monter sur le manège".

Tout s'inverse... je me souviens de ces étoiles de nuits d'été. Si loin dans le ciel... mais j'avais l'impression de m'en saisir à pleines mains.
Aujourd'hui, les étoiles sont proches... au ras de la peau, elles me frôlent, me parlent en fumant des clopes. Pourtant elles n'ont jamais paru aussi inaccessibles.

Aujourd'hui, perdu dans cette friche qui fut le jardin d'Eden, je regarde le fruit pousser. Grandir. Arriver à maturité... prêt à être cueilli. Mais non. Il n'a pas l'air de vouloir tomber, j'espère juste qu'il ne pourrira pas sur la branche.

What if ?

Roundtimber_tree_star_trails


Posté par _Jonas_ à 22:41 - REALITY bit(e)s - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 avril 2008

BLACK


SCRATCH MASSIVE - Enemy and lovers

Qu'une lance me perce; et une sève noire comme de l'encre et épaisse comme du miel s'écoulera... lentement.
Haine ordinaire. Apocalypse au quotidien. Incompréhension totale des gens, des concepts et du monde.
Le disque de la vie saute continuellement. Il bégaye, rejouant encore et encore des symphonies inachevées. Des opéras dans lesquels le type marche sur des charbons ardents et l'héroïne souffle sur les braises.


LOVE***HATE***LOVE***HATE***LOVE...

Celui ou celle qui rachètera mon âme fera une bonne affaire.


J.

Posté par _Jonas_ à 21:05 - REALITY bit(e)s - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 avril 2008

DONT WASTE YOUR YOUTH KIDS...

M83 - Dont save us from the flames

J'écrirais peut être un truc plus tard sur le sujet, mais tout est la dans ce morceau divin, cette video tendrement cheap, volontairement approximative... TOUT EST LA. Et au paradis, Donnie Darko s'est marié avec une des soeurs Lisbon...


Jonas

Professional teenager at your service



Posté par _Jonas_ à 22:08 - REALITY bit(e)s - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 avril 2008

UNDER THE APRIL SKIES

PALE - Everytime you say "hey"

"you have to call me at 2 or 3 am.
pick up the phone and try not to breathe.
i want a scene i never will forget.
i want a story to be complete.
come on… we both know we are just points
in each other´s lines, the perfect try, the
perfect smile. you know how hard we´ve tried.
i want a story to be complete. we talk without
we talk without a sound"


Je le répèterais jamais assez. J'aime avril. "it's an anything can happen month". Ok rien n'arrive, sauf la neige au petit déjeuner.
LA NEIGE, non mais sérieusement... De toute façon, je regarderais les belles choses de ma fenêtre, me voila reparti pour quelques séquences autistiques et autarciques je pense. Je suis bien à l'abris et vous allez me voir souvent. J'habite ici, dans ma belle suite binaire et à l'abris du monde. J'habite ici et j'écoute des chansons tristes sous le ciel d'Avril...

Posté par _Jonas_ à 22:40 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 avril 2008

NO ONE IS LISTENING...

HOLE - Miss world

"I'm Miss World
Watch me break and
Watch me burn
No one is listening, my friend
Yeah..."


Marion avait un pouvoir extraordinaire. Lorsqu'elle imaginait le pire, le pire se produisait.
Quelque part entre la loi de Murphy et de la télékinésie, son cerveau tournait à bloc façon « worst case scenario ». Souvent, Marion voulait mourir. Ca ne devait pas être le pire qui puisse lui arriver, puisque forcément cela n'arrivait pas. Bien sur, elle aurait pu forcer le destin, ces choses là arrivent... Trébucher malencontreusement sur un quai de gare à l'heure où le train se pointe, oublier de fermer le gaz et créer au passages quelques dommages collateraux... L'embarras ET le choix.
Elle avait déjà sa « suicide note » prête et joliment emballée qui traînait quelque part, perdue entre deux neurones en surtension :

« Mieux vaut mourir que ne pas vivre » .

Malgré tout, elle savait qu'elle n'en aurait jamais besoin. Trop adolescent... elle avait définitivement passé l'âge limite de consommation d'un tel geste. Quand on est grand, il est plus facile d'assumer une remise à zéro des compteurs qui se ferait lentement, légalement et à petit feu.
Clope dans une main, verre de scotch dans l'autre et la moitié du Vidal dans l'estomac. Un vrai cliché sur pattes.
La VHS de « Bad lieutnant » commençait à montrer quelques signes de faiblesse, elle s'en foutait, y'avait pas besoin d'une image Dévédétruc pour savoir qu' Harvey Keitel n'était qu'un tricheur qui avait besoin de crack pour chuter. Pas besoin de merdes chimiques comme ça. Au fond d'elle, elle savait que peu de choses auraient suffi pour qu'elle puisse enfin sortir la tête de l'eau à peu près aussi rapidement que les plongeurs en apné lorsqu'ils remontent comme des torches à la surface.
30 secondes maxi. Quelques jours loin du boulot qui lui bouffait son temps et sa tête, quelques responsabilités familiales en moins et... lui, évidemment. Mais, tout cela, c'était clairement de la science fiction... EVIDEMMENT.

Posté par _Jonas_ à 07:34 - DAYDREAMS nation - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 mars 2008

THE IDEAS OF MARCH

SEBADOH - Licence to confuse

"im not attractive today, I'm not a sight for sore eyes
I'm not an Adam or Eve, I'm just a nervous young thing (...)
I got a licence to confuse, a licence to confuse.."

Humeur de giboulées,
Jonas is riding on an emotional rollercaster.
Il n'y a pas vraiment de quoi se plaindre, après des mois d'apathie totale, redécouverte de la large palette de ce que l'on nomme communément "les sentiments humain". L'aiguille souvent dans le rouge... OK.

Apocalypse et plaisirs simples.
Jonas is living on the edge.
Visions de fin du monde, soleil rouge se couchant sur la banlieue, aperçu à travers la vitre du RER.
"Everyday is like sunday, come come nuclear bomb" J'imagine le wagon entier en train de fondre et la masse informe des employés de bureau fusionner avec les banquettes en skaï sur fond de Wagner. Pourquoi pas ? Les monstres géants n'attaqueront pas Paris.
Il n'y aura pas de Cloverfield sur seine. Aucun monstre digne de ce nom ne se satisferait de la tour Montparnasse ou des deux trois "buildings" de la Defense. Aucun monstre ne serait crédible en barbotant dans l'égout pour plagistes qu'est la Seine.

Plus important. Si dans une heure c'était le grand game over, si dans une heure nous devions nous éteindre emportant secrets et regrets de ce que l'on a pas dit ou pas fait... qui appelleriez vous ?

...ouais.


Posté par _Jonas_ à 21:52 - REALITY bit(e)s - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 mars 2008

BACKLASH

JOAN JETT & PAUL WESTERBERG - Backlash

"I had it made, I never strayed
From a course that somebody else laid
I clenched my fists, I never miss
One nite (one nite) you find that ya can't turn back
So it's goodbye to the past
Here it comes, here it comes feel it comin'
Backlash backlash backlash"

Tout arrive pour une raison précise. Les joies, les peines, les coups dans la gueule et les poignards dans le dos.
Le terrain a été préparé par ces "aléas de la vie".... Je le sais, j'en ai assez chié comme ça et je sais que j'en chierais certainement encore. Mais maintenant, je me sens armé. Je suis un voleur de "Dungeons & dragon" avec le niveau d'expérience gonflé a bloc.
Je ne sais pas qui a le "Dungeon master's guide" entre les mains, mais c'est un super scénariste... vraiment.
Je suis Errol Flynn, le couteau entre les dents, vif comme l'éclair, descendant au bout d'une corde la mezzanine du Hard Rock Café chouravant quelques Burgers au passage.
Je suis ce que je vois dans le regard de mon frère lorsque l'on pête ensemble le score de guitar hero sur Pat Benatar.
Je sais qui est "dans mon camp" et qui ne l'est pas.
Je suis celui qui connaît le prix d'une vie.
Je suis celui qui réalise, maintenant, qu'on en n'a qu'une.

Qui m'aime me suive.


LIVE ON.

Jonas.
(Freak and geek)


Posté par _Jonas_ à 23:51 - REALITY bit(e)s - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 mars 2008

YOU JUST OPENED THE (BILL) GATES OF HELL

SPLENDORA – daria theme

Je libère mes plus bas instincts. Jette un regard haineux au mioche dont le hurlement me tire de la douce torpeur, de la douce lecture du dernier SVM MAC. Sa mère ne comprends pas. Je lui jette également un regard plein de dédain. Je sais ce qu'elle pense, je me branche sur le port USB de son esprit et lit dans son petit disque dur déjà obsolète (Bobo du 20ème = 10 go maxi).

« Comment ce jeune homme en est il arrivé la ? Pauvre mec, il terrorise les gamins de son regard vide et de sa chemise tachée d'un vin bon marché... et il va aller bosser comme ca? »

Inversion des flux d'informations : harder, faster, stronger. Je suis en Firewire moi.

« Sachez madame que votre petit Matteo élévé au Bénabar et au Delerm ruine, certes inconsciemment, la fin de ma pause déjeuner. Error System, Error system ma petite dame ! Je vous serais infiniment reconnaissant de reformater le petit façon old-school avant que je le reboot lui et sa carte-mère »


Maintenant dans un souci d'interactivité très 21ème siècle, je vous laisse chers amis le choix de la non-chute dont vous êtes les héros.

a) Jonas tue la gamin
b) Jonas tue la mère
c)Jonas dans un souçi égalitariste dont Mr Delanoé serait fier, tue les deux
d) Jonas court au bistrot le plus proche
e) die die die
f) autre

Posté par _Jonas_ à 18:27 - The (Total) Trash bin - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 mars 2008

PART 10 - BUTTERFLY

"Everytime I pin down what I think I want it slips away
The goal slips away"

Je ne saurais vraiment dire quoi, mais je sens que j'arrive à la fin de quelque chose. J'attrape les idées et les rêves éveillés avec ma petite épuisette pour les déballer ici devant tout le monde. J'arrive à la fin de ma « thérapinkertons » . Je me la suis raconté une fois de plus mais cela n'a pas vraiment été impudique comme je me le promettais au début.
Je rêverais de pouvoir dire la vérité. Mes vérités kamikazes et contradictoires. Etaler mes tripes devant tout le monde et dire « voilà, c'est moi ». Je crois que je risque de garder ces frappes chirugicales en moi encore quelque temps. J'imagine des immeubles s'écroulant, des trains qui déraillent, des explosions atomiques sur fond de musique calme et apaisée.
En attendant, mes prières immobilières n'ont pas été entendues. Je reste jusqu'à nouvel ordre dans le « lieu des bannis » où la fosse sceptique remonte jusque dans ma chambre dans une odeur de merde asphyxiante.
Recalé. Toujours recalé.
« Sometimes i think i have to turn OFF the kamikaze radio » et partir à la chasse aux papillons.

Posté par _Jonas_ à 00:13 - PINKERTONS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 mars 2008

PART 9 - FALLING FOR YOU

« I've got a number of irrational fears
That I'd like to share with you (...)
But I'm shakin' at your touch
I like you way too much My baby I'm afraid I'm falling for you
I'd do 'bout anything to get the hell out alive »

Misérable. Misérable je suis. Misérable je me mets, alors que les gens rentrent chez eux les mains pleines de sacs franprix eux aussi pleins à craquer. Clope sur clope, verre sur verre, j'essaye de refiler le cancer à l'ennui qui me bouffe de l'intérieur. Je pense à tout ce qui est, à tout ce qui fut, mais surtout, surtout à tout ce qui aurait pu être. Story of my life...
Je n'ai pas changé de siècle avec vous. A aucun niveau. Je suis toujours cet adolescent timide mais facétieux. Je suis nerveux, je me bouffe les lèvres jusqu'à ce que le sang vienne parfumer le filtre de ma cigarette. « Il fumo dannegia gravemente te e chi ti sta intorno »... A part les trois premiers mots, je ne comprends pas un traître mot de ce que cela veut dire, mais cette phrase apporte une dose bienvenue d'exotisme dans ma vie.
Allez putain trinque ! Trinque avec toi même ! Arrête de pleurnicher. Je ne suis pas certain de savoir comment cela va finir mais il y aura des larmes et du sang. J'aimerais sortir de ma fiction.
J'aimerais bien sortir de ça vivant... si possible.

Posté par _Jonas_ à 00:13 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 mars 2008

PART 8 - PINK TRIANGLE

Rien à faire, ça ne vient pas... rien à dire.
"Mais alors pourquoi Jonas poste s'il n'a rien à dire... ?"
Juste pour dire qu'il a une folle envie de faire un Karaoké sur "brass in my pockets"
Lesbians allowed.

A demain.

Posté par _Jonas_ à 00:13 - PINKERTONS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 mars 2008

PART 7 - EL SCORCHO


« I wish I could get my head out of the sand
'Cause I think we'd make a good team (...)
But that's just a stupid dream that I won't realize
'Cause I can't even look in your eyes
Without shakin', and I ain't fakin'
I'll bring home the turkey if you bring home the bacon.. »

Toi. Oui oui, toi. Toi qui lis ces lignes en ce moment... Qu'est ce que tu fous? J'ai bien vu que tu regardais les petits dessins faits au Bic sur la semelle de mes converse avec une moue amusée parce que tu repensais à la dernière fois que tu avais écrit « Die die die » dessus avant que les trottoirs mouillés effacent les preuves de ton adolescence mal finie.
On se ressemble non ? Beaucoup, mais pas trop. On aime les mêmes trucs juste ce qu'il faut, alors réveille toi et remarque moi. Je suis ici et j'attend...
Je ne ferais pas le premier pas, tu le sais bien, je n'arrive à tenir ton regard qu'une fois que le mien est noyé et que le bar est vide.

« I'm a lot like you so please, Hello, I'm here, I'm waiting
I think I'd be good for you And you'd be good for me... »

Ce soir, c'est « pump up the volume ». Je sais que si tu es ici, à lire, comme d'autres écoutaient Mark / Harry à la radio, c'est pour une bonne raison ( Certes je n'ai pas son talent et tu as peut-être tapé « costumes hindous », « sexe bizare »,« tatouages nazis », « rochers astoria Goonies » dans Google; véridique !). Moi je suis caché derrière mon écran et j'ai un pouvoir, certes infime, mais un pouvoir quand même. Celui qui fera que demain quand tu croiseras dans la rue un mec un peu paumé avec les cheveux dans les yeux, tu te diras qu'il est peut être comme toi. Timide mais cool.
Peut-être même que c'est un mec que tu connais.
Peut-être même que c'est l'évidence pure.

Posté par _Jonas_ à 00:13 - PINKERTONS - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 mars 2008

PART 6 - THE GOOD LIFE


« Excuse the bitching
I shouldn't complain
I should have no feeling
Cos feeling is pain
As everything I need
Is denied me
And everything I want
Is taken away from me
But who do I got to blame?
Nobody but me »

Mes omoplates me font mal. Brûlures, saignements... Ah oui, j'oubliais ce que c'était d'avoir des petites ailes qui perçent timidement à travers mon épiderme. Oui de petites ailes me poussent.
Maybe « the good life » m'attend d'ici peu avec la perspective de quitter enfin mon dortoir / mouroir de banlieue. Bobo-land et ses khmers verts m'attendent, si dieu le veut...
« Mr le proprio, silvouplééééééétirémoideucetenfeeeer, votre appart il est trop cool, en plus y'a un troquet juste en bas allez soyez cool » .
Je sais que j'ai la lose, mais que sainte rita entende mes prières, j'aurais l'air de quoi si une fois de plus je m'emporte trop vite? J'aurais l'air d'un con avec mes deux petites ailes atrophiées et 3 heures de èreuhair quotidiennes. Saint Guy Hocquet, patron des agents immobiliers réformés entendez le cri désespéré d'un pauvre banlieusard qui attend enfin, peut être utopiquement, DE VIVRE.
Tout ce que j'ai voulu ces derniers temps m'a été refusé:

*Voir la lumière du jour

*Ramener des gens chez moi (Personne n'ose plus s'aventurer aussi loin du périphérique)

*Pouvoir sortir sans devoir faire un aller retour super long pour prendre ma voiture ou devoir rentrer avec les poules et au risque de ma vie en RER

*Pouvoir rentrer saoul sans risquer la vie des autres

*Ne plus être en galère de clopes sans tabac ouvert après 19h

*Ne plus être en galère de Ballantine's

*Dormir habillé, comme Marty Mc fly, sans aucun regard désapprobateur le matin.

*Etre moins en retard le matin au boulot.

*Rentrer à une heure me permettant de savoir, enfin, à quoi ressemble le fameux JT de Pujadas

*Tenter de voir les gens que j'aime.

*Tenter d'aimer les gens que je vois.

Je sais que pour vous ce n'est pas grand chose, juste quelques fiches de paie et des postulants faisant le concours de celui qui a la plus grosse ou des parents fonctionnaires... Je n'ai ni l'un ni l'autre, mais juste l'espoir de changer de vie. Maintenant, vous avez tout cela entre vos mains.
Moi, je n'ai que mes deux petites ailes ridicules.

Amen.

Posté par _Jonas_ à 00:13 - PINKERTONS - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 mars 2008

PART 5 - ACROSS THE SEA

"Why are you so far away from me?
I need help and you're way across the sea (...) As if I could live on words and dreams and a million screams
Oh how I need a hand in mine, to feel"

Ecrasé, cloué au sol. Voilà comment je me sens à chaque fois que quand je conduis je vois ces lignes blanches dans le ciel. Celles qui emmènent 300 personnes loin d'ici, vers un endroit que je ne peut m'empêcher d'imaginer comme mieux... « Across the sea ».
NYC, ground zero mental à tous les étages de ma conscience. Je regarde ces lignes de fuite en conduisant, le regard empli de rêves, au risque de m'encastrer dans la voiture d'en face. Si je me plante est ce que le gens qui me connaissent diront de façon convenue , une larme à l'oeil, que j'ai traversé leur vie comme une étoile filante ? Diront-ils que je l'ai fait exprès, que je jouais trop avec le feu ? Ou bien, enfin, que c'est un banal drame de la route comme ceux qui fauchent tous les jours des dizaines de personnes?
Je ne veux pas le savoir. M'échapper en regardant les lignes blanches du ciel, ce sont quelques secondes de réconfort au milieu de nulle part.
M'ECHAPPER MAINTENANT, C'EST TOUT CE QUI COMPTE POUR MOI.
Un jour j'y serais, un jour ce sera mon tour, et qui sait ? Peut être que quelqu'un m'attend de l'autre côté. Quelqu'un que je ne connais pas encore mais qui sait que de ce coté ci de l'atlantique, il y a un mec pour qui le fait d'être « cool » ou « apprécié » ne suffit plus, un mec qui veut voir Coney Island avec une main dans la sienne.

Posté par _Jonas_ à 00:13 - PINKERTONS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 mars 2008

PART 4 - WHY BOTHER ?

« Why Bother
It's Gonna Hurt Me
It's Gonna Kill When You Desert Me
This Happened To Me Twice Before
It Won't Happen To Me Anymore »

Des fois, j'aimerais avoir moins d'affiches ou de tableaux sur mes murs. Pouvoir contempler des heures les variations de la peinture qui recouvre le vieux papier peint. Imaginer la vie secrète du mur comme d'autres parlent aux fissures de leur plafond. Des fois je me dis qu'allongé sur mon lit, les bras croisés derrière ma tête, ça serait pas mal si quelqu'un contemplait aussi, allongé à coté de moi, la vie secrète du mur en écoutant un truc coolos et tellement indie qu'il n'appartiendrait à personne d'autre. On sifflerait au goulot les mêmes boutanches, on prendrait la route pour je ne sais quelle destination foireuse de province. Mais pourquoi donc voudrais-je cela ? Et qui voudrait partager ce genre de trips débiles ?
« moi ! moi ! »
Oui, mais toi.. Je tiens trop à certaines personnes pour prendre, une fois de plus, le risque de les voir sortir de ma vie ou de les laisser involontairement me faire du mal.
« oui, mais.. »
Non.

Posté par _Jonas_ à 00:13 - PINKERTONS - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 mars 2008

PART 3 - NO OTHER ONE

"(...) She's Got A Tattoo And Two Pet Snakes"


« Dis jonas, c'est quoi ton type de fille ? Blonde ? brune ? petite ? grande ? simples? intello? »
Non.
Moi mon truc, ce sont les filles « à problèmes ». Les cas compliqués, les causes perdues...
Des tonnes de problèmes sur le dos, mais surtout pas besoin de vous pour les résoudre.
Ces symboles de l'intelligence et de la coolitude n'ont jamais besoin de vous, ni pour leur sortir la tête de l'eau ni pour les noyer. Dans les deux cas ils y arrivent très bien tout seuls.
Ils n'ont jamais besoin de personne.
Finalement certaines âmes perdues mendient à leur tour un regard, un geste, quelque chose de votre part... La boucle est ainsi bouclée. On est toujours le mendiant et le mendié de quelqu'un au fond, Je le sais, je suis un loser repenti.
Je ne cours plus après personne maintenant, ce qui ne m'empêche pas d'y penser, et j'évite autant que possible qu'on me cours après.

Posté par _Jonas_ à 00:13 - PINKERTONS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



Page suivante »