my name is jonas

rock indé, 21 eme siecle et introspection.

09 mars 2008

PART 4 - WHY BOTHER ?

« Why Bother
It's Gonna Hurt Me
It's Gonna Kill When You Desert Me
This Happened To Me Twice Before
It Won't Happen To Me Anymore »

Des fois, j'aimerais avoir moins d'affiches ou de tableaux sur mes murs. Pouvoir contempler des heures les variations de la peinture qui recouvre le vieux papier peint. Imaginer la vie secrète du mur comme d'autres parlent aux fissures de leur plafond. Des fois je me dis qu'allongé sur mon lit, les bras croisés derrière ma tête, ça serait pas mal si quelqu'un contemplait aussi, allongé à coté de moi, la vie secrète du mur en écoutant un truc coolos et tellement indie qu'il n'appartiendrait à personne d'autre. On sifflerait au goulot les mêmes boutanches, on prendrait la route pour je ne sais quelle destination foireuse de province. Mais pourquoi donc voudrais-je cela ? Et qui voudrait partager ce genre de trips débiles ?
« moi ! moi ! »
Oui, mais toi.. Je tiens trop à certaines personnes pour prendre, une fois de plus, le risque de les voir sortir de ma vie ou de les laisser involontairement me faire du mal.
« oui, mais.. »
Non.

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08 mars 2008

PART 3 - NO OTHER ONE

"(...) She's Got A Tattoo And Two Pet Snakes"

« Dis jonas, c'est quoi ton type de fille ? Blonde ? brune ? petite ? grande ? simples? intello? »
Non.
Moi mon truc, ce sont les filles « à problèmes ». Les cas compliqués, les causes perdues...
Des tonnes de problèmes sur le dos, mais surtout pas besoin de vous pour les résoudre.
Ces symboles de l'intelligence et de la coolitude n'ont jamais besoin de vous, ni pour leur sortir la tête de l'eau ni pour les noyer. Dans les deux cas ils y arrivent très bien tout seuls.
Ils n'ont jamais besoin de personne.
Finalement certaines âmes perdues mendient à leur tour un regard, un geste, quelque chose de votre part... La boucle est ainsi bouclée. On est toujours le mendiant et le mendié de quelqu'un au fond, Je le sais, je suis un loser repenti.
Je ne cours plus après personne maintenant, ce qui ne m'empêche pas d'y penser, et j'évite autant que possible qu'on me cours après.

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07 mars 2008

PART 2 - GETCHOO

"This Is Beginning To Hurt
This Is Beginning To Get Serious..."

La douceur d'un printemps précoce irradie tout sur son passage; les façades des immeubles, le visage des enfants.. Elle pousse les arbres à réssusciter et mes jambes à me traîner hors de chez moi.
Juste la rue, mes clopes et moi. On va passer un bon moment. Se foutre de la gueule des touristes, sourire aux petits vieux qui sortent le chien sans risquer de se prendre le ciel sur la tête.
Si je suis sage, je m'offrirais un petit verre quelque part et peut être même un vynil. N'ayons peur de rien, soyons fous ! Ne pas se perdre trop quand même dans ce territoire hostile pour
collabo-bos que sont devenus ces arrondissements. « Lève toi et marche », suis la ligne 61 et regarde ces abrutis plantés sous des abribus qui ne représentent plus pour mon humble personne que les cailloux semés par un petit poucet géant et soucieux que je ne perde pas mon chemin.
D'abord l'estomac, puis lentement le reste du corps. Un mauvais feeling se diffuse, subliminal et anonyme. Sourd et invisible. A la fois partout et nulle part autour de moi.
Peut être ai-je trop forcé... j'ai un peu perdu l'habitude de longues marches durant ces mois d'hiver cotonneux.
Arrêter là. Continuer en bus. Maintenant. Je me plante avec les autres, pose ma tête contre cette magnifique pièce de mobilier urbain JC Decaux.
Mon regard se fixe : Poignets ultra-fins, blancheur virginale, cheveux noirs comme la nuit et visage venant du grand froid. Elle tient une bouteille de parfum dans sa main qui tenait autrefois la mienne. Flashbacks violents, de la couleur des granités fluos qu'on buvait place de la Republique.
Oui, c'est elle.
Elle est partout, livrée à tous les abribus de Paris...
Elle est partout et un photographe sans talent a volé toute émotion de son regard.

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06 mars 2008

PART 1 - TIRED OF SEX

"Oh Why Can't I Be Making Love Come True? "

L'abstinence ne me dérange pas. Enfin pas trop.
Le seul point réellement négatif est de vivre dans un monde totalement sexué, de son aspect le plus pornographiquement trivial à celui le plus naturellement procréateur. On se sent seul.
Ca me fatigue. Vraiment. Tout le monde étale ses histoires de cul. Trophées de chasse ou cicatrices de guerre. Fiers ou honteux, en fait cela revient au même... Ca me fatigue, et je n'ai rien à répondre à part des « tu mérites mieux que ça, ton ex se fout de ta gueule » convenus ou des phrases sentencieuses du même acabit. Moi, ça me fatigue. En plus quand on me parle de ce genre de choses, je me sens très gêné et ma première pensée, totalement irrationnelle et dérangée je l'admet, est de me dire que j'ai envie de devenir héroïnomane. Prendre mon pied bien plus qu'eux, seul et en jouant pour de vrai avec le diable. D'être, moi aussi et à ma façon, hors du monde et hors du temps pour quelques heures. De refuser ce que je perçois maintenant comme un dénominateur commun des plus bas, aussi peu reluisant que de manger ou de boire de l'eau.
Des fois je me dis que je m'invente un discours qui puisse justifier ma vie et non l'inverse. Toujours le scénariste, jamais l'acteur. N'allez pas penser que tout ceci est du au poids d'une morale, d'une famille ou d'une religion trop étouffante. Loin de là.
Petit, quand mes grands parents m'emmenaient à la messe, je n'était pas fasciné par un christ inaccessible, une vierge trop parfaites ou un saint-esprit totalement abstrait. Mon intérêt allait vers les saints.
Morts atroces, sacrifices, renoncements et expiations... voilà ce qui me plaisait : Ils étaient humais et ils en avaient chié. Quelques années plus tard, ce fut le tour des Rock-Star toxicos ou suicidées martyrs d'un rock qui déjà prenaient en moi l'allure d'une religion. Ces Johnny Thunders, ces Stiv Bators...
Enfin ce fut le tour des livres et des films... Taxi driver, Apocalypse Now, Drieu la Rochelle, Hemingway et j'en passe.
Je me délectais de ces destins en quête d'absolu, qu'ils soient réels ou fictifs, et des réaction souvent effarouchés de mes profs et des quelques personnes « bien pensantes », à l'époque ou j'en fréquentais encore.
Pour moi, ces « misfits », ces « outcasts », étaient des modèles de pureté et de sacrifice (je n'avais que peu lu Hemingway). Travis, Willard, Kurtz... des « héros » quasi nietzschéens qu'on imaginait pas aller brancher de la minette en boite le samedi...
Aujourd'hui, j'ai grandi, et curieusement j'ai trouvé refuge dans le fantasme d'une adolescence que je n'ai pas vécu, la mienne ayant été beaucoup plus adulte.
Aujourd'hui, je fait mon Peter Pan la où je le peut encore, c'est à dire à peu près partout...
...et surtout là.
Im so tired..

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PINKERTONS

PINKERTONS

Anecdotes impudiques, plus ou moins réelles et plus ou moins inspirées de l'album « Pinkerton » de WEEZER
Textes Anglais : Rivers Cuomo

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02 février 2008

BABY IM BORED (MY NAME IS JONAS)

WEEZER - My name is jonas

Eloquence, éloquence... Des fois il n'y a rien à dire. Je pourrais déblaterer des heures pour dire à quel point j'aime le mois d'Avril. Quand il y a du soleil, que le fond de l'air est frais, quand les jours rallongent vraiment et que tout devient possible (surtout zoner sur un lit en regardant par la fenêtre).
Que quand je suis amoureux, j'écoute en boucle « Head on » de Jesus & Mary Chain. Parce que cette chanson vit dans l'instant, parce que dans ces moments là on se sent invincible et plus rien d'autre n'a d'importance. Je pourrais, je pourrais.
Je pourrais raconter que « Stay awake » de Juliana Hatfield est sur « Repeat » depuis un bon moment déjà parce que la mélodie du refrain et les paroles sont totalement divines. Je pourrais parler musique. Ou non.
Je pourrais dire que j'avais oublié à quel point j'aime "Arizona Dream" et le personnage de Lili Taylor...

My name is Jonas. J'ai 28 ans et le samedi soir j'ecris sur un Macbook blanc en écoutant Juliana Hatfield. Vous me croisez tous les jours en allant bosser ou dans votre fac. Je suis votre voisin, je suis le mec qui déjeune seul a coté de vous au resto le midi (oui oui celui qui commande du vin comme si une deuxième personne allait le rejoindre).... Je suis un peu tout le monde, mais je ne suis vraiment personne. J'ai des milliers de disques que je n'ai plus le temps d'écouter... Ah oui je bosse.. dans une sorte de « start-up »... ça me prends pas mal de temps quand même. Le matin, je fini ma nuit en somnolant dans le fond du bus avec de la musique rock très fort dans les oreilles.
J'habite en banlieue, avec tout ce que cela implique d'ennui(s) et de complications. Je suis célibataire, mais si j'avais une copine, je pense qu'elle serait un peu geek et aurait les yeux verts comme les miens. Enfin je pense.
My name is jonas et je suis le seul asthmatique qui pense se soigner en fumant un paquet par jour. Pareil pour les migraines, l'alcool etc. Je suis encore jeune, mais je sais que certaines choses ne changeront plus. Je sais que je ne dépasserais jamais mon 1M74 et que je ne serais jamais astronaute.

My name is Jonas, et le monde tourne très bien sans moi.
Hier soir je me suis senti à la fois heureux et inutile... J'ai réfléchi et j'ai pensé aux gens que j'ai pu croiser, tout semblait être rentré dans l'ordre pour tout le monde. Un peu comme cette série pour gamin des années 80 avec un chien qui allait de ville en ville, réparait une injustice ou un malheur puis partait seul sur la route vers une autre ville. Je ne prétends pas être comme le gentil berger allemand et avoir changé ou influencé quoi que ce soit, mais chacun est maintenant à la bonne place, peu importe qui l'y a mis. Je ne cherche plus la mienne, je ne crois pas qu'il y en ait une.
Le puzzle est terminé. Mission terminée.

My name is Jonas, and i need a break...

Tout va bien se passer.

nsm8_my_name_is_jonas


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30 janvier 2008

CARING IS CREEPY

THE SHINS - Caring is creepy

Moi aussi je rentre. Encore ivre, encore saoul. Diner avec en tête à tête avec ma mère, cette inconnue avec qui j'échange des phrases convenues les 3/4 fois par an où l'on se voit. Merde on se serait cru dans du Bret Easton Ellis. On parle de nos problèmes de santé, de comment c'est transmis génétiquement et tout et tout... On s'invente du lien quoi. Je suis certain que le serveur pense que ce que ma mère et moi partageons le plus, c'est notre goût pour le Sancerre. Enfin pour ce soir en tout cas...
CARING IS CREEPY. Ouais. Direct live depuis les banquettes en skaï maronnasses du RER C.
Je lui ai fait croire que, comme elle me l'avait demandé, je prendrais un taxi pour rentrer... J'ai pris le train et gardé l'argent qu'elle m'avait forcé a prendre. Je m'achèterais un remède liquide ou sonore avec.
Je suis heureux.
Le vin était bon et prendre le train à cette heure tardive m'a évité de croiser les même gueules de cons que je croise tous les jours à ce même point de l'espace et du temps. Des gens dont je ne connais pas le nom, mais que j'ai vu vieillir à petit feu.
Surs d'eux, arrogants, puis en pilotage automatique, lassés, lessivés et les cheveux grisonnants. Ils me sont presque aussi inconnus que ma mère. Je ne les connais pas, mais cela se voit que leur gamins n'en n'ont rien à foutre d'eux quand ils rentrent le soir et qu'ils n'aiment plus leur femmes / maris.
CARING IS CREEPY
Need to... pump up the volume
Need to run... into the wild
Need to lie... in a garden state
Need
Need
Neeeeeed
CARING IS CREEPY

Je sors du train, allume une clope.
Je souris..
....
Tout va bien se passer...10_10_04_garden_state

Posté par _Jonas_ à 23:42 - REALITY bit(e)s - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 janvier 2008

TEENAGE APOCALYPSE

CURVE - Horror head

Les toits de l'immeuble Haussmanien me crament la plante des pieds. Du putain de métal chauffé à blanc. Quelle idée de marcher nus-pieds sur ces plaques métalliques en plein mois d'Août quand le soleil cogne aussi dur... Si je venais à fondre ? Si j'étais en plastique ? Mes pieds s'écouleraient lentement dans la gouttière puis dans la rue, puis sur le trottoir. Des chiens pisseraient dessus pour marquer leur territoire, effaçant une preuve tangible de mon passage ici. Puis viendrait le tour de mes jambes, de mes genoux et ainsi de suite... Seulement il n'y a pas de chiens, pas de vieilles pour les tenir en laisse.
Il n'y a personne. Ils sont tous MORTS.
Juste la brise, la bouteille et moi.
Le temps s'allonge, s'étire à l'infini, et notre ménage à trois n'en finit pas d'agoniser sous un ciel au bleu chimique, lisse et sans nuages. Nous nous asseyons tout au bord de l'immeuble. La vue est imprenable sur l'ancienne cité décadente aujourd'hui vide.
Assis sur cette proue, je suis le capitaine ivre d'un bateau invisible. Je suis « le roi du monde » , le roi d'un monde qui n'existe plus, et je trinque à ce que furent vos vies de merde.
« Rentre fiston ! tu vas attraper une insolation ! »
Fais chier...

Posté par _Jonas_ à 18:44 - DAYDREAMS nation - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 janvier 2008

(RE) GENERATION X

THE REPLACEMENTS - Bastards of young
(Paul Westerberg)

God, what a mess, on the ladder of success
Where you take one step and miss the whole first rung
Dreams unfulfilled, graduate unskilled
It beats pickin' cotton and waitin' to be forgotten

(...)

We are the sons of no one, bastards of young
We are the sons of no one, bastards of young
The daughters and the sons

Unwillingness to claim us, ya got no word (war?) to name us

The ones who love us best are the ones we'll lay to rest
And visit their graves on holidays at best
The ones who love us least are the ones we'll die to please
If it's any consolation, I don't begin to understand them

We are the sons of no one, bastards of young
We are the sons of no one, bastards of young
The daughters and the sons

Young...take it, it's yours...

Je sais que je serais toujours un GOONIES.
La Ventoline dans la poche, toujours à porté de main. Les journées en banlieue sud ressembleront toujours à ces mercredis après-midi pluvieux d'Astoria. Même si objectivement, les choses changent, tout reste néanmoins gravé dans ma tête. Parce qu'en regardant vers le sol, la trilogie "jean / converses pas étanches / pavé mouillé" c'est toute ma vie en quelque sorte. En tout cas , c'est bien plus qu'on imagine. Parce que quand je pars bosser le matin en écoutant "these important years" d'HÜSKER DÜ, je ferme les yeux un instant, je me fais des films :

"Et si on disait qu'on était dans la banlieue de Mineapolis ? Et si on disait qu'on était en 1986 ? Et si toutes les filles étaient magnifiques dans des chemises à carreau rouges et mal coupées ?"

Voila pourquoi je prends le bus et pas le métro. Vous avez déja essayé vous de fermer les yeux et d'imaginer que vous êtes dans un "Greyhound" pendant que vous êtes sous terre avec les secrétaires aux chaussures dégeulasses qui lisent... " Public", Harlan Coben ou Marc Levy ? Ca marche pas.

Pas d'inquiêtudes, je vis dans la réalité, pas dans un film. Seulement une réalité faite de bric et de broc, de jeux de l'esprit et de beaucoup d'imagination. Le genre de réalité qui vous fait sourire béatement dans la rue ou qui fait couler des larmes sur vos joues
(C'est le moment où il faut dire que ce n'est que le vent froid ou la fumée de clope dans les yeux).

Je sais que quelque part, quelqu'un ressent la même chose. Que quelqu'un, quelque part se fait également des films sur les converses mouillées et les Greyhound en écoutant "Bastards of young".

Je sais que quelque part, il y a d'autres GOONIES...


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14 janvier 2008

(DE) GENERATION X

JESSE MALIN - Dont let them take you down

A new generation and the whole world's shakin'

We were born in flames, maiden names
Suburban homes, make your bones
Bite your lip, take the fifth
Know your rights, its your life now

Hurricanes, love in vain
Murphy's law,days of war
Crash and Burn, live and learn
Fill the void,girls and boys now

Don't let them take you down
Its a beautiful day
Don't let them take you down

All the people, all the people run
All the while were trying to find the sun
Its a beautiful day
Don't let them take you down
its a beautiful day
Don't let them mess you round
Its a beautiful day
Don't let them take you down
Its a beautiful day
Don't let them take you down

A lost generation and the whole world is shakin ah ha,
don't let them take you down
A bad reputation and a dime store nation ah ha,
don't let them take you down
And its my generation and the world is breakin' my heart,
don't let them take you down
A lost generation and the whole world's shakin'

A ceux qui pensent (et il doit y en avoir ) que ce blog se complait dans le pathos, le misérabilisme adolescent, l'exhibition façile, etc... sachez que rien ne me serait plus cher que d'écrire des trucs plus joyeux. Vraiment.
Seulement, quand je me couche le soir la tete débordante d'un bon anti-tussif codéiné, je me dis que j'echangerais bien mon compte en banque inhabituellement rempli (je m'embourgeoise on dirait) ou n'importe quel truc materiel contre une vraie connection, un vrai echange emotionnel. Bien evidemment y'en a qui penseront que je suis un enfant gâté, que je dis ca parce que je ne suis pas ou n'ai jamais été dans la misère, que je n'ai jamais eu à bouffer des pates tous les jours, que l'important c'est d'avoir un toit et a manger. Ils auront raison, 100 fois raison. Toutefois, une fois qu'on mange et qu'on dort avec un toit sur le tête tous les soirs, on fait quoi après? On attend sagement de crever en regardant la tv?

Non mais serieusement, il y a quelquechose qui a merdé à un moment, je ne sais pas où mais ca a merdé pour nous.
Je vous vois ou je vous parle presque tous les jours. Vous êtes brillants, doués, vous avez du talent et de la personnalité. Va falloir qu'on fasse péter nos bulles, qu'on arrête de ne plus voir le monde que par un messenger merdique. Il va falloir qu'on se crame un peu plus dans la réalité, qu'on sorte ensemble, qu'on travaille ensemble, qu'on devienne des amis inséparables, des "partners in crime", je sais pas...Il faut qu'on arrête tous de bad tripper chacun dans notre coin. Oui on en chie, oui on a tous nos blessures qui font mal et nos coeurs qui saignent. Est ce une raison pour se laisser sacrifier avec le sourire ? Et surtout, est-ce une raison pour ne pas vivre le présent ? coincés entre nostalgie pour le passé et très vague espoir en l'avenir?

Nous sommes jeunes, nous sommes beaux, nous sommes sensibles, nous sommes doués.
A nous d'en faire quelque chose rapidement au lieu de laisser tout ce potentiel crever en silence.


Posté par _Jonas_ à 21:01 - REALITY bit(e)s - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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