my name is jonas

rock indé, 21 eme siecle et introspection.

15 mars 2008

PART 10 - BUTTERFLY

"Everytime I pin down what I think I want it slips away
The goal slips away"

Je ne saurais vraiment dire quoi, mais je sens que j'arrive à la fin de quelque chose. J'attrape les idées et les rêves éveillés avec ma petite épuisette pour les déballer ici devant tout le monde. J'arrive à la fin de ma « thérapinkertons » . Je me la suis raconté une fois de plus mais cela n'a pas vraiment été impudique comme je me le promettais au début.
Je rêverais de pouvoir dire la vérité. Mes vérités kamikazes et contradictoires. Etaler mes tripes devant tout le monde et dire « voilà, c'est moi ». Je crois que je risque de garder ces frappes chirugicales en moi encore quelque temps. J'imagine des immeubles s'écroulant, des trains qui déraillent, des explosions atomiques sur fond de musique calme et apaisée.
En attendant, mes prières immobilières n'ont pas été entendues. Je reste jusqu'à nouvel ordre dans le « lieu des bannis » où la fosse sceptique remonte jusque dans ma chambre dans une odeur de merde asphyxiante.
Recalé. Toujours recalé.
« Sometimes i think i have to turn OFF the kamikaze radio » et partir à la chasse aux papillons.

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13 mars 2008

PART 8 - PINK TRIANGLE

Rien à faire, ça ne vient pas... rien à dire.
"Mais alors pourquoi Jonas poste s'il n'a rien à dire... ?"
Juste pour dire qu'il a une folle envie de faire un Karaoké sur "brass in my pockets"
Lesbians allowed.

A demain.

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12 mars 2008

PART 7 - EL SCORCHO

« I wish I could get my head out of the sand
'Cause I think we'd make a good team (...)
But that's just a stupid dream that I won't realize
'Cause I can't even look in your eyes
Without shakin', and I ain't fakin'
I'll bring home the turkey if you bring home the bacon.. »

Toi. Oui oui, toi. Toi qui lis ces lignes en ce moment... Qu'est ce que tu fous? J'ai bien vu que tu regardais les petits dessins faits au Bic sur la semelle de mes converse avec une moue amusée parce que tu repensais à la dernière fois que tu avais écrit « Die die die » dessus avant que les trottoirs mouillés effacent les preuves de ton adolescence mal finie.
On se ressemble non ? Beaucoup, mais pas trop. On aime les mêmes trucs juste ce qu'il faut, alors réveille toi et remarque moi. Je suis ici et j'attend...
Je ne ferais pas le premier pas, tu le sais bien, je n'arrive à tenir ton regard qu'une fois que le mien est noyé et que le bar est vide.

« I'm a lot like you so please, Hello, I'm here, I'm waiting
I think I'd be good for you And you'd be good for me... »

Ce soir, c'est « pump up the volume ». Je sais que si tu es ici, à lire, comme d'autres écoutaient Mark / Harry à la radio, c'est pour une bonne raison ( Certes je n'ai pas son talent et tu as peut-être tapé « costumes hindous », « sexe bizare »,« tatouages nazis », « rochers astoria Goonies » dans Google; véridique !). Moi je suis caché derrière mon écran et j'ai un pouvoir, certes infime, mais un pouvoir quand même. Celui qui fera que demain quand tu croiseras dans la rue un mec un peu paumé avec les cheveux dans les yeux, tu te diras qu'il est peut être comme toi. Timide mais cool.
Peut-être même que c'est un mec que tu connais.
Peut-être même que c'est l'évidence pure.

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11 mars 2008

PART 6 - THE GOOD LIFE

« Excuse the bitching
I shouldn't complain
I should have no feeling
Cos feeling is pain
As everything I need
Is denied me
And everything I want
Is taken away from me
But who do I got to blame?
Nobody but me »

Mes omoplates me font mal. Brûlures, saignements... Ah oui, j'oubliais ce que c'était d'avoir des petites ailes qui perçent timidement à travers mon épiderme. Oui de petites ailes me poussent.
Maybe « the good life » m'attend d'ici peu avec la perspective de quitter enfin mon dortoir / mouroir de banlieue. Bobo-land et ses khmers verts m'attendent, si dieu le veut...
« Mr le proprio, silvouplééééééétirémoideucetenfeeeer, votre appart il est trop cool, en plus y'a un troquet juste en bas allez soyez cool » .
Je sais que j'ai la lose, mais que sainte rita entende mes prières, j'aurais l'air de quoi si une fois de plus je m'emporte trop vite? J'aurais l'air d'un con avec mes deux petites ailes atrophiées et 3 heures de èreuhair quotidiennes. Saint Guy Hocquet, patron des agents immobiliers réformés entendez le cri désespéré d'un pauvre banlieusard qui attend enfin, peut être utopiquement, DE VIVRE.
Tout ce que j'ai voulu ces derniers temps m'a été refusé:

*Voir la lumière du jour

*Ramener des gens chez moi (Personne n'ose plus s'aventurer aussi loin du périphérique)

*Pouvoir sortir sans devoir faire un aller retour super long pour prendre ma voiture ou devoir rentrer avec les poules et au risque de ma vie en RER

*Pouvoir rentrer saoul sans risquer la vie des autres

*Ne plus être en galère de clopes sans tabac ouvert après 19h

*Ne plus être en galère de Ballantine's

*Dormir habillé, comme Marty Mc fly, sans aucun regard désapprobateur le matin.

*Etre moins en retard le matin au boulot.

*Rentrer à une heure me permettant de savoir, enfin, à quoi ressemble le fameux JT de Pujadas

*Tenter de voir les gens que j'aime.

*Tenter d'aimer les gens que je vois.

Je sais que pour vous ce n'est pas grand chose, juste quelques fiches de paie et des postulants faisant le concours de celui qui a la plus grosse ou des parents fonctionnaires... Je n'ai ni l'un ni l'autre, mais juste l'espoir de changer de vie. Maintenant, vous avez tout cela entre vos mains.
Moi, je n'ai que mes deux petites ailes ridicules.

Amen.

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10 mars 2008

PART 5 - ACROSS THE SEA

"Why are you so far away from me?
I need help and you're way across the sea (...) As if I could live on words and dreams and a million screams
Oh how I need a hand in mine, to feel"

Ecrasé, cloué au sol. Voilà comment je me sens à chaque fois que quand je conduis je vois ces lignes blanches dans le ciel. Celles qui emmènent 300 personnes loin d'ici, vers un endroit que je ne peut m'empêcher d'imaginer comme mieux... « Across the sea ».
NYC, ground zero mental à tous les étages de ma conscience. Je regarde ces lignes de fuite en conduisant, le regard empli de rêves, au risque de m'encastrer dans la voiture d'en face. Si je me plante est ce que le gens qui me connaissent diront de façon convenue , une larme à l'oeil, que j'ai traversé leur vie comme une étoile filante ? Diront-ils que je l'ai fait exprès, que je jouais trop avec le feu ? Ou bien, enfin, que c'est un banal drame de la route comme ceux qui fauchent tous les jours des dizaines de personnes?
Je ne veux pas le savoir. M'échapper en regardant les lignes blanches du ciel, ce sont quelques secondes de réconfort au milieu de nulle part.
M'ECHAPPER MAINTENANT, C'EST TOUT CE QUI COMPTE POUR MOI.
Un jour j'y serais, un jour ce sera mon tour, et qui sait ? Peut être que quelqu'un m'attend de l'autre côté. Quelqu'un que je ne connais pas encore mais qui sait que de ce coté ci de l'atlantique, il y a un mec pour qui le fait d'être « cool » ou « apprécié » ne suffit plus, un mec qui veut voir Coney Island avec une main dans la sienne.

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09 mars 2008

PART 4 - WHY BOTHER ?

« Why Bother
It's Gonna Hurt Me
It's Gonna Kill When You Desert Me
This Happened To Me Twice Before
It Won't Happen To Me Anymore »

Des fois, j'aimerais avoir moins d'affiches ou de tableaux sur mes murs. Pouvoir contempler des heures les variations de la peinture qui recouvre le vieux papier peint. Imaginer la vie secrète du mur comme d'autres parlent aux fissures de leur plafond. Des fois je me dis qu'allongé sur mon lit, les bras croisés derrière ma tête, ça serait pas mal si quelqu'un contemplait aussi, allongé à coté de moi, la vie secrète du mur en écoutant un truc coolos et tellement indie qu'il n'appartiendrait à personne d'autre. On sifflerait au goulot les mêmes boutanches, on prendrait la route pour je ne sais quelle destination foireuse de province. Mais pourquoi donc voudrais-je cela ? Et qui voudrait partager ce genre de trips débiles ?
« moi ! moi ! »
Oui, mais toi.. Je tiens trop à certaines personnes pour prendre, une fois de plus, le risque de les voir sortir de ma vie ou de les laisser involontairement me faire du mal.
« oui, mais.. »
Non.

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08 mars 2008

PART 3 - NO OTHER ONE

"(...) She's Got A Tattoo And Two Pet Snakes"

« Dis jonas, c'est quoi ton type de fille ? Blonde ? brune ? petite ? grande ? simples? intello? »
Non.
Moi mon truc, ce sont les filles « à problèmes ». Les cas compliqués, les causes perdues...
Des tonnes de problèmes sur le dos, mais surtout pas besoin de vous pour les résoudre.
Ces symboles de l'intelligence et de la coolitude n'ont jamais besoin de vous, ni pour leur sortir la tête de l'eau ni pour les noyer. Dans les deux cas ils y arrivent très bien tout seuls.
Ils n'ont jamais besoin de personne.
Finalement certaines âmes perdues mendient à leur tour un regard, un geste, quelque chose de votre part... La boucle est ainsi bouclée. On est toujours le mendiant et le mendié de quelqu'un au fond, Je le sais, je suis un loser repenti.
Je ne cours plus après personne maintenant, ce qui ne m'empêche pas d'y penser, et j'évite autant que possible qu'on me cours après.

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07 mars 2008

PART 2 - GETCHOO

"This Is Beginning To Hurt
This Is Beginning To Get Serious..."

La douceur d'un printemps précoce irradie tout sur son passage; les façades des immeubles, le visage des enfants.. Elle pousse les arbres à réssusciter et mes jambes à me traîner hors de chez moi.
Juste la rue, mes clopes et moi. On va passer un bon moment. Se foutre de la gueule des touristes, sourire aux petits vieux qui sortent le chien sans risquer de se prendre le ciel sur la tête.
Si je suis sage, je m'offrirais un petit verre quelque part et peut être même un vynil. N'ayons peur de rien, soyons fous ! Ne pas se perdre trop quand même dans ce territoire hostile pour
collabo-bos que sont devenus ces arrondissements. « Lève toi et marche », suis la ligne 61 et regarde ces abrutis plantés sous des abribus qui ne représentent plus pour mon humble personne que les cailloux semés par un petit poucet géant et soucieux que je ne perde pas mon chemin.
D'abord l'estomac, puis lentement le reste du corps. Un mauvais feeling se diffuse, subliminal et anonyme. Sourd et invisible. A la fois partout et nulle part autour de moi.
Peut être ai-je trop forcé... j'ai un peu perdu l'habitude de longues marches durant ces mois d'hiver cotonneux.
Arrêter là. Continuer en bus. Maintenant. Je me plante avec les autres, pose ma tête contre cette magnifique pièce de mobilier urbain JC Decaux.
Mon regard se fixe : Poignets ultra-fins, blancheur virginale, cheveux noirs comme la nuit et visage venant du grand froid. Elle tient une bouteille de parfum dans sa main qui tenait autrefois la mienne. Flashbacks violents, de la couleur des granités fluos qu'on buvait place de la Republique.
Oui, c'est elle.
Elle est partout, livrée à tous les abribus de Paris...
Elle est partout et un photographe sans talent a volé toute émotion de son regard.

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06 mars 2008

PART 1 - TIRED OF SEX

"Oh Why Can't I Be Making Love Come True? "

L'abstinence ne me dérange pas. Enfin pas trop.
Le seul point réellement négatif est de vivre dans un monde totalement sexué, de son aspect le plus pornographiquement trivial à celui le plus naturellement procréateur. On se sent seul.
Ca me fatigue. Vraiment. Tout le monde étale ses histoires de cul. Trophées de chasse ou cicatrices de guerre. Fiers ou honteux, en fait cela revient au même... Ca me fatigue, et je n'ai rien à répondre à part des « tu mérites mieux que ça, ton ex se fout de ta gueule » convenus ou des phrases sentencieuses du même acabit. Moi, ça me fatigue. En plus quand on me parle de ce genre de choses, je me sens très gêné et ma première pensée, totalement irrationnelle et dérangée je l'admet, est de me dire que j'ai envie de devenir héroïnomane. Prendre mon pied bien plus qu'eux, seul et en jouant pour de vrai avec le diable. D'être, moi aussi et à ma façon, hors du monde et hors du temps pour quelques heures. De refuser ce que je perçois maintenant comme un dénominateur commun des plus bas, aussi peu reluisant que de manger ou de boire de l'eau.
Des fois je me dis que je m'invente un discours qui puisse justifier ma vie et non l'inverse. Toujours le scénariste, jamais l'acteur. N'allez pas penser que tout ceci est du au poids d'une morale, d'une famille ou d'une religion trop étouffante. Loin de là.
Petit, quand mes grands parents m'emmenaient à la messe, je n'était pas fasciné par un christ inaccessible, une vierge trop parfaites ou un saint-esprit totalement abstrait. Mon intérêt allait vers les saints.
Morts atroces, sacrifices, renoncements et expiations... voilà ce qui me plaisait : Ils étaient humais et ils en avaient chié. Quelques années plus tard, ce fut le tour des Rock-Star toxicos ou suicidées martyrs d'un rock qui déjà prenaient en moi l'allure d'une religion. Ces Johnny Thunders, ces Stiv Bators...
Enfin ce fut le tour des livres et des films... Taxi driver, Apocalypse Now, Drieu la Rochelle, Hemingway et j'en passe.
Je me délectais de ces destins en quête d'absolu, qu'ils soient réels ou fictifs, et des réaction souvent effarouchés de mes profs et des quelques personnes « bien pensantes », à l'époque ou j'en fréquentais encore.
Pour moi, ces « misfits », ces « outcasts », étaient des modèles de pureté et de sacrifice (je n'avais que peu lu Hemingway). Travis, Willard, Kurtz... des « héros » quasi nietzschéens qu'on imaginait pas aller brancher de la minette en boite le samedi...
Aujourd'hui, j'ai grandi, et curieusement j'ai trouvé refuge dans le fantasme d'une adolescence que je n'ai pas vécu, la mienne ayant été beaucoup plus adulte.
Aujourd'hui, je fait mon Peter Pan la où je le peut encore, c'est à dire à peu près partout...
...et surtout là.
Im so tired..

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PINKERTONS

PINKERTONS

Anecdotes impudiques, plus ou moins réelles et plus ou moins inspirées de l'album « Pinkerton » de WEEZER
Textes Anglais : Rivers Cuomo

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