29 avril 2008
THE LAST DAY OF APRIL
NADA SURF - are you lightning?
Avant l'alcool, avant les cigarettes, avant même les concerts de Sebadoh et surtout avant que les filles nous en fasse voir de toutes les couleurs, il y avait des journées d'Août qui semblaient longues comme des semaines entières.
Maintenant, les jours s'enchaînent les uns après les autres, à une vitesse terrifiante. Inutiles et vides... En fait ils ressemblent tous au jour où on nous a dit : "non, c'est fini maintenant, tu es trop grand pour monter sur le manège".
Tout s'inverse... je me souviens de ces étoiles de nuits d'été. Si loin dans le ciel... mais j'avais l'impression de m'en saisir à pleines mains.
Aujourd'hui, les étoiles sont proches... au ras de la peau, elles me frôlent, me parlent en fumant des clopes. Pourtant elles n'ont jamais paru aussi inaccessibles.
Aujourd'hui, perdu dans cette friche qui fut le jardin d'Eden, je regarde le fruit pousser. Grandir. Arriver à maturité... prêt à être cueilli. Mais non. Il n'a pas l'air de vouloir tomber, j'espère juste qu'il ne pourrira pas sur la branche.
What if ?

23 avril 2008
BLACK
SCRATCH MASSIVE - Enemy and lovers
Qu'une lance me perce; et une sève noire comme de l'encre et épaisse comme du miel s'écoulera... lentement.
Haine ordinaire. Apocalypse au quotidien. Incompréhension totale des gens, des concepts et du monde.
Le disque de la vie saute continuellement. Il bégaye, rejouant encore et encore des symphonies inachevées. Des opéras dans lesquels le type marche sur des charbons ardents et l'héroïne souffle sur les braises.
LOVE***HATE***LOVE***HATE***LOVE...
Celui ou celle qui rachètera mon âme fera une bonne affaire.
J.
12 avril 2008
DONT WASTE YOUR YOUTH KIDS...
M83 - Dont save us from the flames
J'écrirais peut être un truc plus tard sur le sujet, mais tout est la dans ce morceau divin, cette video tendrement cheap, volontairement approximative... TOUT EST LA. Et au paradis, Donnie Darko s'est marié avec une des soeurs Lisbon...
Jonas
Professional teenager at your service
30 mars 2008
THE IDEAS OF MARCH
SEBADOH - Licence to confuse
"im not attractive today, I'm not a sight for sore eyes
I'm not an Adam or Eve, I'm just a nervous young thing (...)
I got a licence to confuse, a licence to confuse.."
Humeur de giboulées,
Jonas is riding on an emotional rollercaster.
Il n'y a pas vraiment de quoi se plaindre, après des mois d'apathie totale, redécouverte de la large palette de ce que l'on nomme communément "les sentiments humain". L'aiguille souvent dans le rouge... OK.
Apocalypse et plaisirs simples.
Jonas is living on the edge.
Visions de fin du monde, soleil rouge se couchant sur la banlieue, aperçu à travers la vitre du RER.
"Everyday is like sunday, come come nuclear bomb" J'imagine le wagon entier en train de fondre et la masse informe des employés de bureau fusionner avec les banquettes en skaï sur fond de Wagner. Pourquoi pas ? Les monstres géants n'attaqueront pas Paris.
Il n'y aura pas de Cloverfield sur seine. Aucun monstre digne de ce nom ne se satisferait de la tour Montparnasse ou des deux trois "buildings" de la Defense. Aucun monstre ne serait crédible en barbotant dans l'égout pour plagistes qu'est la Seine.
Plus important. Si dans une heure c'était le grand game over, si dans une heure nous devions nous éteindre emportant secrets et regrets de ce que l'on a pas dit ou pas fait... qui appelleriez vous ?
...ouais.
21 mars 2008
BACKLASH
JOAN JETT & PAUL WESTERBERG - Backlash
"I had it made, I never strayed
From a course that somebody else laid
I clenched my fists, I never miss
One nite (one nite) you find that ya can't turn back
So it's goodbye to the past
Here it comes, here it comes feel it comin'
Backlash backlash backlash"
Tout arrive pour une raison précise. Les joies, les peines, les coups dans la gueule et les poignards dans le dos.
Le terrain a été préparé par ces "aléas de la vie".... Je le sais, j'en ai assez chié comme ça et je sais que j'en chierais certainement encore. Mais maintenant, je me sens armé. Je suis un voleur de "Dungeons & dragon" avec le niveau d'expérience gonflé a bloc.
Je ne sais pas qui a le "Dungeon master's guide" entre les mains, mais c'est un super scénariste... vraiment.
Je suis Errol Flynn, le couteau entre les dents, vif comme l'éclair, descendant au bout d'une corde la mezzanine du Hard Rock Café chouravant quelques Burgers au passage.
Je suis ce que je vois dans le regard de mon frère lorsque l'on pête ensemble le score de guitar hero sur Pat Benatar.
Je sais qui est "dans mon camp" et qui ne l'est pas.
Je suis celui qui connaît le prix d'une vie.
Je suis celui qui réalise, maintenant, qu'on en n'a qu'une.
Qui m'aime me suive.
LIVE ON.
Jonas.
(Freak and geek)
30 janvier 2008
CARING IS CREEPY
THE SHINS - Caring is creepy
Moi aussi je rentre. Encore ivre, encore saoul. Diner avec en tête à tête avec ma mère, cette inconnue avec qui j'échange des phrases convenues les 3/4 fois par an où l'on se voit. Merde on se serait cru dans du Bret Easton Ellis. On parle de nos problèmes de santé, de comment c'est transmis génétiquement et tout et tout... On s'invente du lien quoi. Je suis certain que le serveur pense que ce que ma mère et moi partageons le plus, c'est notre goût pour le Sancerre. Enfin pour ce soir en tout cas...
CARING IS CREEPY. Ouais. Direct live depuis les banquettes en skaï maronnasses du RER C.
Je lui ai fait croire que, comme elle me l'avait demandé, je prendrais un taxi pour rentrer... J'ai pris le train et gardé l'argent qu'elle m'avait forcé a prendre. Je m'achèterais un remède liquide ou sonore avec.
Je suis heureux.
Le vin était bon et prendre le train à cette heure tardive m'a évité de croiser les même gueules de cons que je croise tous les jours à ce même point de l'espace et du temps. Des gens dont je ne connais pas le nom, mais que j'ai vu vieillir à petit feu.
Surs d'eux, arrogants, puis en pilotage automatique, lassés, lessivés et les cheveux grisonnants. Ils me sont presque aussi inconnus que ma mère. Je ne les connais pas, mais cela se voit que leur gamins n'en n'ont rien à foutre d'eux quand ils rentrent le soir et qu'ils n'aiment plus leur femmes / maris.
CARING IS CREEPY
Need to... pump up the volume
Need to run... into the wild
Need to lie... in a garden state
Need
Need
Neeeeeed
CARING IS CREEPY
Je sors du train, allume une clope.
Je souris..
....
Tout va bien se passer...
17 janvier 2008
(RE) GENERATION X
THE REPLACEMENTS - Bastards of young
(Paul Westerberg)
God, what a mess, on the ladder of success
Where you take one step and miss the whole first rung
Dreams unfulfilled, graduate unskilled
It beats pickin' cotton and waitin' to be forgotten
(...)
We are the sons of no one, bastards of young
We are the sons of no one, bastards of young
The daughters and the sons
Unwillingness to claim us, ya got no word (war?) to name us
The ones who love us best are the ones we'll lay to rest
And visit their graves on holidays at best
The ones who love us least are the ones we'll die to please
If it's any consolation, I don't begin to understand them
We are the sons of no one, bastards of young
We are the sons of no one, bastards of young
The daughters and the sons
Young...take it, it's yours...
Je sais que je serais toujours un GOONIES.
La Ventoline dans la poche, toujours à porté de main. Les journées en banlieue sud ressembleront toujours à ces mercredis après-midi pluvieux d'Astoria. Même si objectivement, les choses changent, tout reste néanmoins gravé dans ma tête. Parce qu'en regardant vers le sol, la trilogie "jean / converses pas étanches / pavé mouillé" c'est toute ma vie en quelque sorte. En tout cas , c'est bien plus qu'on imagine. Parce que quand je pars bosser le matin en écoutant "these important years" d'HÜSKER DÜ, je ferme les yeux un instant, je me fais des films :
"Et si on disait qu'on était dans la banlieue de Mineapolis ? Et si on disait qu'on était en 1986 ? Et si toutes les filles étaient magnifiques dans des chemises à carreau rouges et mal coupées ?"
Voila pourquoi je prends le bus et pas le métro. Vous avez déja essayé vous de fermer les yeux et d'imaginer que vous êtes dans un "Greyhound" pendant que vous êtes sous terre avec les secrétaires aux chaussures dégeulasses qui lisent... " Public", Harlan Coben ou Marc Levy ? Ca marche pas.
Pas d'inquiêtudes, je vis dans la réalité, pas dans un film. Seulement une réalité faite de bric et de broc, de jeux de l'esprit et de beaucoup d'imagination. Le genre de réalité qui vous fait sourire béatement dans la rue ou qui fait couler des larmes sur vos joues
(C'est le moment où il faut dire que ce n'est que le vent froid ou la fumée de clope dans les yeux).
Je sais que quelque part, quelqu'un ressent la même chose. Que quelqu'un, quelque part se fait également des films sur les converses mouillées et les Greyhound en écoutant "Bastards of young".
Je sais que quelque part, il y a d'autres GOONIES...
14 janvier 2008
(DE) GENERATION X
JESSE MALIN - Dont let them take you down
A new generation and the whole world's shakin'
We were born in flames, maiden names
Suburban homes, make your bones
Bite your lip, take the fifth
Know your rights, its your life now
Hurricanes, love in vain
Murphy's law,days of war
Crash and Burn, live and learn
Fill the void,girls and boys now
Don't let them take you down
Its a beautiful day
Don't let them take you down
All the people, all the people run
All the while were trying to find the sun
Its a beautiful day
Don't let them take you down
its a beautiful day
Don't let them mess you round
Its a beautiful day
Don't let them take you down
Its a beautiful day
Don't let them take you down
A lost generation and the whole world is shakin ah ha,
don't let them take you down
A bad reputation and a dime store nation ah ha,
don't let them take you down
And its my generation and the world is breakin' my heart,
don't let them take you down
A lost generation and the whole world's shakin'
A ceux qui pensent (et il doit y en avoir ) que ce blog se complait dans le pathos, le misérabilisme adolescent, l'exhibition façile, etc... sachez que rien ne me serait plus cher que d'écrire des trucs plus joyeux. Vraiment.
Seulement, quand je me couche le soir la tete débordante d'un bon anti-tussif codéiné, je me dis que j'echangerais bien mon compte en banque inhabituellement rempli (je m'embourgeoise on dirait) ou n'importe quel truc materiel contre une vraie connection, un vrai echange emotionnel. Bien evidemment y'en a qui penseront que je suis un enfant gâté, que je dis ca parce que je ne suis pas ou n'ai jamais été dans la misère, que je n'ai jamais eu à bouffer des pates tous les jours, que l'important c'est d'avoir un toit et a manger. Ils auront raison, 100 fois raison. Toutefois, une fois qu'on mange et qu'on dort avec un toit sur le tête tous les soirs, on fait quoi après? On attend sagement de crever en regardant la tv?
Non mais serieusement, il y a quelquechose qui a merdé à un moment, je ne sais pas où mais ca a merdé pour nous.
Je vous vois ou je vous parle presque tous les jours. Vous êtes brillants, doués, vous avez du talent et de la personnalité. Va falloir qu'on fasse péter nos bulles, qu'on arrête de ne plus voir le monde que par un messenger merdique. Il va falloir qu'on se crame un peu plus dans la réalité, qu'on sorte ensemble, qu'on travaille ensemble, qu'on devienne des amis inséparables, des "partners in crime", je sais pas...Il faut qu'on arrête tous de bad tripper chacun dans notre coin. Oui on en chie, oui on a tous nos blessures qui font mal et nos coeurs qui saignent. Est ce une raison pour se laisser sacrifier avec le sourire ? Et surtout, est-ce une raison pour ne pas vivre le présent ? coincés entre nostalgie pour le passé et très vague espoir en l'avenir?
Nous sommes jeunes, nous sommes beaux, nous sommes sensibles, nous sommes doués.
A nous d'en faire quelque chose rapidement au lieu de laisser tout ce potentiel crever en silence.
02 janvier 2008
THIS IS THE NEW YEAR..
... and i don't feel any different.
31 décembre 2007
THE SOUND OF SILENCE
NO ARTIST – NO MUSIC
Le menton contre les genoux. Noir total. Je devine quand même le motif « gravure florale façon 19 eme siècle » de ma couette YOU KNOW IM NOT DEAD IM JUST LIVING IN MY HEAD combien d'heures?cinqdixquarantehuit?Les pensées se font incohérentes les flashback lumineux percent de part en part pendant qu'un pacman aux dents acérées me bouffe l'estomac lentement en prenant son temps. IM A ROMAN CANDLE MY HEAD IS FULL OF FLAMES IM HALLUCINATING, HALLUCINATING Je ne crois pas que je vais crever pourtant toute ma vie défile devant moi AND NOW THATS ITS GONE ITS LIKE IT WASNT THERE AT ALL AND HERE I REST WITH DISAPPOINTMENT AND REGRET COLLIDE LYING AWAKE AT NIGHT toute la vie se déroule dans le bus 61 avec 10 ans d'une impitoyable logique de l'échec, d'une pitoyable lose éthique et équitable, refilée à ceux qui le voulaient bien, 10 ans à essayer de se perdre en quelqu'un d'autre jusqu'à en oublier qui on est vraiment. I FEEL THE PAIN ON EVERYONE THEN I FEEL NOTHING J'ai croisé les lumières les plus pures, les plus belles celles qui vous laissent dans le noir en partant. I AM MILK I AM WAITING FOR YOU Roissy, bottes qui sonnent au détecteur de métal, tokyo, et moi qui reste au sol. Toujours. AND THE LAST DAYS OF SUMMER NEVER FELT SO COLD, la pluie, les malentendus. Toujours les malentendus. Fausses engueulades, fausses promesses. ITS OVER YOU DONT NEED TO TELL ME, I HOPE YOUR'RE WITH SOMEONE WHO MAKES YOU FEEL SAFE IN YOUR SLEEPING TONIGHT No futur général, épuisement et résignation.
Même un avenir parfait semble merdique NO MORE LOUD MUSIC HE SAID, NO MORE LOUD MUSIC...

